Fils d’un tailleur de pierre, Joseph Bernard sut très jeune travailler la pierre et le marbre. Il acquit une formation classique à l’École des Beaux-Arts de Lyon puis à Paris où il s’installa en 1887 et eut comme professeur Cavelier. Il négligea quelque peu l’enseignement, travaillant dans une imprimerie la nuit et sculptant le jour. Il admirait Rodin, son travail de jeunesse en fait foi, mais ne travailla pas pour lui. Il se consacra un temps aux sculptures en terre glaise : L’Espoir vaincu en 1891, Le Fardeau de la vie, Monument à la Paix dont il ne reste que des fragments. Sa première commande publique fut le monument à Michel Servet pour sa ville natale de Vienne, réalisé entre 1905 et 1911. Ce fut une période très productive où naquirent des figures de jeunes filles modelées dans le plâtre puis polies telle une pierre. Il réalisa des statues très stylisées, lisses, au modelé synthétique. En 1913, il sculpta un bas-relief de marbre, une de ses œuvres maîtresses : La Frise de la Danse, mais il fut frappé d’une congestion cérébrale qui le laissa hémiplégique et ralentit son activité. Il ne recommença à dessiner qu’en 1917 et à sculpter en 1918. Il s’installa en 1921 à Boulogne-sur-Seine dans l’atelier qu’il possèdait dans le jardin de sa maison. Il fut présent en 1925 à l’exposition internationale des Arts décoratifs dans le pavillon de Ruhlmann, un ami proche, avec de nombreuses œuvres en bronze ainsi qu’une version agrandie de La Frise de la Danse. Il reçut des commandes de l’État, et sur la fin de sa vie se consacra au dessin et à l’aquarelle.

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Joseph BERNARD – « NU FÉMININ »

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