Henry de WAROQUIER
Paris 1881 - 1970
Exposition à partir du 21 septembre 2000
translate to english
Présentation
Galerie Mazarini
Galerie Amicorum
Expertise
Liens

Artistes
Jean-Baptiste Frénet
Tatiana Loguine
Luis Vidal Molné
Lucien Ott
Pierre Thévenin
Henry de Waroquier

Cartons
Cartons 1
Cartons 2
Cartons 3
Cartons 4
Nouveautés

Catalogues
Mazarini 1999
Amicorum 1999
En cours de préparation :
Mazarini 2000
Amicorum 2000
Mazarini 2008 (partie I)
Mazarini 2008 (partie II)
Mazarini 2011

  
Sa vie Quelques dessins

Peintre français né le 8 janvier 1881 à Paris et mort le 31 décembre 1970 à Paris.

Henry de WAROQUIER peint des figures, paysages, natures mortes mais aussi des aquarelles, des cartons de mosaïques et de tapisseries. Il s’intéresse également à la gravure, l’illustration et la sculpture. La carrière de peintre d’Henry de WAROQUIER fut exceptionnellement longue ; elle le rendit familier à plusieurs générations de peintres qu’il influença par sa technique.

Dans sa jeunesse, Henry de WAROQUIER côtoya les œuvres des impressionnistes et celles de l'Extrême-Orient. Il habitait en effet face à la boutique d’Ambroise Vollard et non loin de la Galerie Durand-Ruel et de l'Hôtel Bing. Cette proximité influença définitivement son regard et la formation de son goût.

Si cette promiscuité fit naître en lui le désir de peindre, il se consacra tout d’abord à la biologie. Même si Henry de WAROQUIER fit tout d’abord de longues études au Muséum d'Histoire Naturelle, il céda à son inclinaison pour l’art en devenant l’élève de l’architecte Charles Génuys avant de réussir le concours de professeur de composition décorative de l'Ecole Estienne.

Henry de WAROQUIER commença avec le début du siècle, sa carrière de peintre sous la double influence des impressionnistes et de l'Orient. Il peignit surtout en Bretagne, sur l'Ile-aux-Moines et à Belle-Isle-en-Mer, fusionnant par un dessin en arabesque cernée le cloisonnisme des Nabis et le dessin elliptique des Orientaux. En 1912, i1 découvrit l’Italie et ses artistes, avec un intérêt tout particulier pour les peintres de la Pré-Renaissance. La découverte de leurs fresques détermina chez Henry de WAROQUIER l’apparition d'une nouvelle manière, que l'on a désigné par la suite la "manière blanche". Il échappa à la mobilisation lors de la Première Guerre Mondiale et put ainsi poursuivre son œuvre pendant toute la guerre tout en continuant ses nombreux voyages en Espagne, Italie, Grèce, Hollande, Egypte et Palestine.

En 1917, tournant le dos à sa "manière blanche", il commença à peindre dans une gamme très sombre. Il se consacra plus particulièrement à des paysages fictifs puisés au plus profond de son imaginaire avant de préférer l’inspiration d’un paysage réel. Ce tournant dans son art pris naissance en 1920 lors d’un voyage en Italie avant de s’affirmer lors d'un voyage en Espagne, à Estella, en 1921.

Ensuite, il aborda la nature morte avant de se consacrer à ce à quoi il avait toujours tendu : la figure. La figure fut tout d’abord introduite dans les paysages, puis par touche successive elle prit bientôt le pas sur lui avant de l’éclipser.

Les interrogations qu’il avait de son art le conduise à de cesser complètement de peindre et de sculpter. De 1931 à 1936, pendant 5 années il remet en question la vision du monde qu’il nous transmet. Il se ressource en se consacrant au dessin pour retrouver la foi en son talent.

À partir de 1936 il réalise des gravures, illustrant notamment La Mort de Venise de Maurice Barrès, Visages de Duhamel, Les Amours de Marie de Ronsard. Il pratiqua également la sculpture, environ cent cinquante pièces, principalement des bronzes et des terres cuites, fortement influencées par l'Extrême-Orient. A cette époque, démontrant la maîtrise de la technique du langage de son art dans toute sa pleinitude, son œuvre présente une grande continuité dans l'expression du tragique et du sens de la mort. Tout son art rejaillit de ses toiles que ce soit par des éclairages dramatiques frappant les paysages déjà exaltés par le dessin ou directement par la figuration de visages pathétiques. La Tragédie, décoration qu'il peignit pour le Palais de Chaillot en 1937 pour l’Exposition universelle, et L’Espagne meurtrie, qu'il exposa au Salon des Tuileries de 1938, sont des exemples caractéristiques de cette période.

Depuis les tout débuts du siècle, on fut habitué à voir ses œuvres figurer en bonne place dans les principaux Salons annuels :

  • Salon d'Automne dont il fut président
  • Société des Peintres-Graveurs Indépendants, dont il était membre-fondateur
  • Salon des Tuileries en 1938
  • Salon des Artistes Indépendants en 1944

Diverses expositions personnelles de ses œuvres furent organisées :

  • 1946 : rétrospective très complète de l’ensemble de son œuvre au musée de Zurich;
  • 1952 : cinquante sculptures au Musée d'Art Moderne de Paris ;
  • 1955 : ensemble de son œuvre gravé à la Bibliothèque Nationale de Paris ;
  • plusieurs expositions rétrospectives au Musée des Arts Décoratifs de Paris et à l’Institut Français de Berlin.

S'il n’a jamais fait figure de visionnaire ni de précurseur, il se montra toujours anxieux des recherches plastiques du moment, les repensant à son propre usage. Le fauvisme lui avait apporté la tragique violence de ses rouges et de ses noirs orchestrés et soutenus par les bruns. Des divergences cubistes, il avait choisi l’ordonnance de l'espace. Il était Commandeur de la Légion d'honneur et Commandeur de l'Ordre des Arts et Lettres.

BIBLIOGRAPHIE

  • Catalogue de l'exposition rétrospective : Henry de Waroquier, Kunsthalle, Zurich, 1946
  • René Huyghe : la Contemporains, Tisné, Paris, 1949
  • Jacqueline Auberty : Henry de Waroquier. Catalogue de l’œuvre gravé, Les grands graveurs français, Paris, 1951
  • René Huyghe : Les peintres graveurs français, Paris, 1969
  • In : Les Muses, t.XV, Grange Batelière, Paris 1974.

Nous écrire Problème technique